Les rendez-vous de la méditerranée
Accueil » 10 octobre : Quelles répercussions de la crise mondiale en Méditerranée ?

Contenu des sessions

1 juillet 2009 | Consulté 911 fois

L’agenda de la Conférence est conçu de façon à distinguer les éléments de diagnostic qui sont encore aujourd’hui incertains (quelle sera l’ampleur de la crise en Méditerranée ? Par quels canaux va-t-elle passer ?), et les stratégies et moyens institutionnels et financiers mobilisables pour y répondre.

L’idée de base est que depuis 1995 un accord Nord-Sud tente de faire émerger la grande région euro méditerranéenne comme une zone de paix et de prospérité partagée. En tout cas, comme un espace où chacun a pris conscience de ce qui le lie aux autres.

L’UPM, initiative lancée le 13 juillet 2008, a relancé un processus de codécision et de coresponsabilité régionale autour de projets concrets. Bien que l’installation de ses organes soit aujourd’hui ralentie par les évènements survenus depuis décembre 2008 au Proche-Orient, il est indispensable qu’elle soit au coeur d’une démarche régionale visant à anticiper les effets de la crise.

Session d’ouverture : Panorama général de la crise économique  dans les pays méditerranéens partenaires de l’Europe (PM)

Au moment où ce programme est élaboré, il est clair que la crise mondiale a encore des effets relativement atténués (-3% de croissance du PIB) sur les pays méditerranéens partenaires de l’Europe. Cela est dû au fait que les banques sont peu exposées directement à la crise internationale. Ce qui pouvait paraître comme un handicap, à savoir l’existence de taux de changes semi -fixes, la non convertibilité du compte de capital, la faiblesse des investissements de portefeuille, la faible présence des banques étrangères leur a évité d’être impliquées dans la crise bancaire systémique.

Néanmoins, le choc de la crise va très certainement se manifester courant 2009 et en 2010  avec la récession mondiale, et, en particulier européenne. Il est probable que ce choc finira par se traduire par des difficultés dans les banques, rendra plus délicat l’équilibre des finances publiques, fera baisser les réserves de change et atteindra la consommation, l’investissement et l’emploi.

La session d’ouverture visera à permettre aux autorités représentées et aux organisations internationales  de donner leur sentiment sur la situation de leur pays ou région, d’indiquer comment évoluent les anticipations et de présenter les politiques mises en œuvre pour faciliter l’ajustement.

Session 1 : Quelle est la situation du secteur financier dans les PM ?

La crise financière qui a été à l’origine de la crise mondiale actuelle ne menace pas directement les pays méditerranéens. Les indications que l’on a sur la taille de secteurs financiers dominés par les banques, sur leur liquidité et sur le niveau d’intermédiation semblent actuellement ne pas poser de difficultés.

Depuis plusieurs années les pays méditerranéens ont entrepris d’importantes réformes, pour rendre leur système bancaire plus sûr en provisionnant davantage les prêts non performants, pour développer les bourses de valeurs, et pour encourager les fonds d’investissement.

Néanmoins, toutes les études soulignent le difficile accès au financement bancaire des opérateurs privés et son coût, de même que le sous-développement patent du financement non bancaire.

Les questions posées dans cette session sont les suivantes :

  • La relative sécurité du secteur financier est-elle confirmée partout ?
  • N’y a-t-il pas un risque que la crise ne freine les réformes en cours dans le secteur financier et interdise le nécessaire rebond lorsque les effets réels se manifesteront ?
  • Quelles conséquences vont avoir sur le  système financier les pertes en capital subies par les pays du Golfe ?
  • Le système financier est-il armé pour soutenir les entreprises menacées par la récession européenne ?

Session 2 : Quels effets aura la récession mondiale et, en particulier, européenne sur les PM ?  Par quels canaux de transmission ?

Le choc réel lié à la crise passera par quatre canaux principaux, les exportations qui vont souffrir de la baisse de la demande intérieure européenne et plus généralement de la demande intérieure des pays de l’OCDE, le tourisme, les transferts de revenus des travailleurs immigrés qui enregistrent directement la montée du chômage en Europe et les entrées d’investissements directs. Il est clair que chaque pays méditerranéen a des spécificités qui le rendent plus sensible à tel ou tel effet.

Néanmoins, il ne fait pas de doute que ces effets que l’on peut qualifier de réels se manifesteront partout. La présente cession donnera la parole aux responsables du Sud et aux entrepreneurs qui indiqueront qu’elle est l’ampleur de ces chocs et qui suggéreront les mesures à prendre pour en atténuer les effets.

Cette session présentera également les effets attendus sur le chômage et l’adéquation des politiques sociales pour remédier à l’augmentation probable de la pauvreté.

Session 3 : Quelle action multilatérale de l’UPM avec quels moyens ? Quelle fenêtre d’opportunité politique pour l’UPM ?

Quelle est la méthode d’action de la communauté internationale vis-à-vis des pays méditerranéens pour ce qui concerne la crise ? La présente session indiquera où sont les responsabilités et les rôles dévolus aux uns et aux autres et se posera la question de ce que peut apporter le dispositif de Barcelone désormais prolongé, renouvelé et réengagé par l’UPM. Elle tentera également d’évaluer s’il est concevable que l’UPM n’ait aucune action spécifique compte tenu de ses intentions initiales. Dans cette discussion les représentants du Sud auront une place centrale.

Conclusion et déclaration

Les organisateurs réuniront les principaux intervenants pour discuter avec l’ensemble des participants d’un projet de déclaration incluant des recommandations qui sera remis à la presse.

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